Revendiquant leurs droits, les peuples indigènes de la Colombie décident d’organiser un mouvement pacifique. La Colombie est donc sous pression et doit faire face suite à ces mouvements de manifestations. La résistance indigène fait ainsi une marche nationale de résistance. Leur but : réclamer plus de terres, leur autonomie et la fin des violences dont ils sont les victimes.
Les revendications des autochtones
Leur réclamation : la considération de leurs droits et de leurs territoires, les terres ancestrales promises par l’Etat. Plusieurs régions de la Colombie où vivent les indigènes se sont de ce fait, mis d’un commun accord pour mettre en marche leurs requêtes. En effet, depuis 2001, ils ont tenu à faire savoir au gouvernement colombien leurs récriminations : refus des maltraitances, des violences, et outrages dont ils sont les premiers touchés. D’autre part, la plupart des terres des indigènes ont été exploitées à des fins infrastructurelles, les transformant en espaces stratégiques pour un développement économique. Ces faits ont eu des répercussions sur leur vie : perte de leur autonomie, de l’intégrité territoriale, et de leurs droits à travers un non-respect des lieux sacrés, la perte de leur valeur culturelle… Ils condamnent également l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis signé en 2006.
Le soulèvement pacifique
Suite à toutes ces protestations, les autochtones se mettent en marche afin de réclamer leurs droits. Ils sont plus de 10 000 à œuvrer pour une marche pacifique qui a quand-même eu des conséquences négatives, avec des pertes de vies humaines et des personnes blessées à cause de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Un bilan jugé inacceptable par la Fédération internationale des droits de l’homme. Toutes les régions ont été représentées dans cette marche pacifique, criant à tue-tête « Que l’Etat d’exception n’éteigne pas la voix des peuples et le cri de la mère terre ».
En outre, voulant choisir la non-violence en choisissant un soulèvement pacifique, ils ont tenu à préciser qu’ils n’étaient « ni des terroristes ni des délinquants… ». En tant que simples citoyens, ils ont juste tenu à exiger leurs droits comme tout autre humain.
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